Jeudi 4 septembre 2008

 

Un gène qui joue un rôle clé dans la production d'anticorps qui neutralisent des rétrovirus vient d’être découvert au USA.

Apobec3 existe chez les humains. Sur la souris, il contrôle la capacité de production des anticorps.

Des études montrent que les protéines produites par Apobec3 ont des propriétés anti-VIH. Laa région du chromosome où il se trouve exerce une influence sur la capacité de ce virus à infecter l'organisme.

"Cette avancée met en évidence un mécanisme génétique potentiel de production d'anticorps capables de neutraliser le virus du sida ce qui est essentiel pour empêcher l'infection", d’après le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), qui ajoute « D'autres recherches sur la fonction du gène Apobec3 chez les humains pourraient conduire à la découverte de médicaments et vaccins contre le sida".

"Cette découverte apporte une nouvelle dimension à notre compréhension du mécanisme biologique d'Apobec3 qui pourrait nous aider à résoudre le casse-tête de la neutralisation du virus du sida", ajoute le Dr Warner Greene, directeur du Gladstone Institute of Virology and Immunology de l'Université de Californie (ouest) et principal auteur de ces travaux.

L'hypothèse selon laquelle le gène Apobec3 joue un rôle non seulement dans la capacité du VIH à provoquer une infection mais aussi dans la réponse immunitaire de l'organisme à ce virus avait déjà été avancée.

La région chromosomique humaine contenant plusieurs gènes Apobec3 est liée aux réponses anti-VIH. Ceci avait été démontré chez un groupe d'Italiens qui ne sont pas devenus séropositifs après des contacts sexuels avec leurs partenaires infectés.

Les travaux du Gladstone Institute et du NIAID éclaire la manière dont le virus du sida utilise l'une de ses propres protéines, appelée Vif, pour détruire deux protéines humaines produites par le gène Apobec3.

Si Apobec3 joue un rôle important pour aider le système immunitaire à produire des anticorps contre des rétrovirus, la destruction de ces deux protéines par Vif pourrait expliquer pourquoi la plupart des individus ne fabriquent pas d'anticorps contre le virus du sida.

"Nos recherches sur les souris laissent penser que la neutralisation de la protéine Vif permettrait d'obtenir une plus forte réponse immunitaire contre le VIH", explique le Dr Kim Hasenkrug, du NIAID, co-auteur de l'étude.