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| TraitementsLa substitution de l'efavirenz aux inhibiteurs de la protéase (7 mars 2001) Les nouvelles-CATIE, le réseau communautaire d'info-traitements sida La substitution de l'efavirenz aux inhibiteurs de la protéase (Un rapport sur la VIIIe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes) Les personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH/sida) peuvent avoir plusieurs raisons pour vouloir changer un régime à base d'inhibiteur de la protéase (IP) pour un régime comportant un analogue non nucléosidique, ou non-nucléoside, tel que l'efavirenz (Sustiva) ou la névirapine (Viramune). Parmi ces raisons, mentionnons la possibilité qu'offrent les non-nucléosides de moins d'effets secondaires et d'un schéma posologique plus simple. Dans le cadre d'une étude appelée DMP 049, des médecins à San Francisco, Toronto, Calgary et ailleurs ont évalué 346 sujets dont la charge virale était passée sous la barre des 50 copies sous l'effet d'un régime à base d'IP. Les sujets furent affectés au hasard aux deux groupes suivants pour : Voici le profil de base des sujets au début de l'étude : Après un an, les sujets avaient une charge virale supérieure à 50 copies dans les proportions suivantes : Les proportions suivantes de sujets avaient encore une charge virale inférieure à 50 copies après un an : Les différences entre ces deux groupes sont significatives du point de vue statistique, c'est-à-dire non attribuables au hasard seulement. En moyenne, les sujets recevant un IP ou de l'efavirenz ont vu leurs CD4+ augmenter de 60 cellules durant l'étude. Effets secondaires L'efavirenz est associé à l'apparition d'effets secondaires d'ordre cérébral tels que rêves intenses, hallucinations, somnolence et, dans certains cas, cauchemars. De tels effets sont survenus dans les proportions suivantes chez les deux groupes : Les sujets qui recevaient un IP ont été plus nombreux à affirmer avoir oublié au moins une dose de leur médication que les sujets qui prenaient une seule dose quotidienne d'efavirenz. Cette nouvelle est peu surprenante étant donné qu'aucun régime uniquotidien à base d'IP n'est approuvé à l'heure actuelle. Cette trouvaille met en valeur l'importance de la simplification des régimes pour favoriser l'observance. Abrégé 20 Le choix du premier nucléoside (Un rapport sur la VIIIe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes) L'AZT, le ddI, le ddC, le d4T, le 3TC et l'ABC (abacavir) sont des analogues nucléosidiques, également appelés nucléosides. Utilisés seuls, ces médicaments ont peu d'effet antiviral. Pour être efficaces, ces médicaments doivent d'abord pénétrer dans l'organisme et se faire absorber par les cellules du système immunitaire. Ces cellules doivent ensuite activer ces médicaments par le biais d'un processus appelé phosphorylation. Ce n'est que sous leur forme activée que ces médicaments exercent une activité antivirale. Certains médecins sont d'avis que l'ordre dans lequel les nucléosides sont utilisés dans le cadre des régimes antirétroviraux influe sur la faculté de l'organisme d'activer ces médicaments. Par exemple, certains médecins croient que le recours à l'AZT dans un premier régime - comportant par exemple l'AZT, le 3TC et un inhibiteur de la protéase - a pour effet d'empêcher l'organisme de tirer le meilleur profit possible du d4T dans un deuxième régime - incluant le d4T, le ddI et un non-nucléoside. Cette question a suscité un débat, notamment dans l'Union européenne, concernant le choix de l'AZT ou du d4T pour le premier régime antirétroviral des PVVIH/sida. Afin d'éclairer cette question, des chercheurs américains ont prélevé du sang chez 50 personnes vivant avec le VIH. Ils ont réparti les sujets en fonction des types de médicaments anti-VIH qu'ils avaient déjà utilisés et du degré de suppression virale atteinte lors de ces traitements. Les médicaments qui ont contribué à supprimer la charge virale furent qualifiés de " succès " et ceux qui n'ont pas supprimé la charge virale furent qualifiés d'" échec ". Voici un aperçu des résultats : À la lumière de cette analyse, les chercheurs n'ont attribué aucune importance au type de nucléoside utilisé antérieurement. La faculté des cellules d'activer le d4T ou l'AZT n'a pas été affectée par l'utilisation antérieure de l'un ou l'autre de ces nucléosides. Abrégé 257 La thérapie uniquotidienne - un an plus tard (Un rapport sur la VIIIe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes) Dans un effort pour simplifier les régimes thérapeutiques VIH/sida, plusieurs sociétés pharmaceutiques tentent de mettre au point des formulations à libération graduelle de certains de leurs produits, notamment l'AZT et le d4T. En attendant que ces formulations soient largement accessibles, plusieurs médecins prescrivent une seule dose quotidienne de certains médicaments déjà approuvés à leurs patients. Des médecins à Cremona, dans le Nord de l'Italie, ont mené une étude sur l'usage uniquotidien (une fois par jour) des médicaments suivants : Les médecins ont recruté 75 sujets qui n'avaient jamais utilisé de médicament anti-VIH. Voici le profil des sujets au début de l'étude : Les chercheurs ont analysé leurs données de plusieurs façons afin de tenir compte des différences dans l'effet de la thérapie chez les personnes ayant une charge virale élevée et des numérations de CD4+ variables. Ils ont procédé ainsi parce que l'efavirenz, un non-nucléoside, est considéré par certains comme moins puissant que les inhibiteurs de la protéase. Voici les résultats obtenus après un an de traitement : L'analyse effectuée en fonction du nombre de CD4+ au début de l'étude a donné les résultats suivants : Les numérations de CD4+ de tous les sujets sont passées en moyenne de 251 cellules à 467 cellules après un an de traitement. Environ 20 % des sujets ont quitté prématurément l'étude à cause des problèmes suivants : Il convient de signaler que les personnes qui avaient moins de 200 CD4+ au moment de leur admission à l'étude ont connu une suppression moins importante de leur charge virale que celles qui avaient plus de 200 CD4+ au début de l'étude. Cette trouvaille vient confirmer une tendance générale qui s'est affirmée à la conférence sur les rétrovirus, c'est-à-dire qu'il semble plus efficace d'amorcer le traitement avant que les CD4+ tombent en dessous de 200 que d'attendre une dégradation additionnelle du système immunitaire. Poster 320 et session de diapos S25. Baisse du taux de névirapine sous l'effet du millepertuis Le millepertuis (Hypericum perforatum) est une plante médicinale Des médecins aux Pays-Bas ont présenté des données sur des patients L'effet du millepertuis sur le taux de névirapine pourrait s'exercer Ces résultats mettent en valeur l'importance de parler avec son AIDS 2001;15(3):420-421. Bristol-Myers Squibb met au point un nouvel inhibiteur de la protéase (VIIIe Conférence sur les rétrovirus) Le BMS-232632 est un médicament dont nous allons sûrement Les médecins ont présenté les résultats obtenus auprès de 98 adultes Environ 40 % des sujets des deux groupes (BMS-232632 ou Viracept) Les effets secondaires suivants ont été signalés : L'avenir du BMS-232632 dépendra des résultats des essais cliniques en Le BMS-232632 est présentement à l'étude dans au moins deux Références
Contexte Une étude sur le T-1249 Les chercheurs ont trouvé qu'une seule dose quotidienne de 50 mg de T-1249 a réduit la charge virale d'au moins un dixième de sa valeur d'avant l'étude. Selon le fabricant, ces résultats viennent appuyer l'usage de T-1249 une fois par jour. La dose maximale tolérée n'est pas encore connue. Effets secondaires · douleur ou sensation désagréable au site de l'injection - 40 % Seuls deux effets secondaires graves ont été signalés. Le premier a été une réaction allergique au T-1249 sous forme d'ulcérations buccales, d'éruptions cutanées et de fièvre. L'autre a été une baisse anormale du nombre d'un type de globules blancs appelés neutrophiles. Personne n'est mort au cours de cette étude. Des recherches plus poussées sur le T-1249 sont nécessaires. T-20 et la multithérapie · abacavir (Ziagen) - 600 mg/jour Les médecins ont ensuite réparti les sujets au hasard pour leur administrer deux injections quotidiennes de T-20 de 50 mg, de 75 mg ou de 100 mg. Certains sujets n'ont reçu aucune dose de T-20. Après quatre mois, les techniciens ont constaté la réduction la plus importante de la charge virale chez les patients qui recevaient du T-20 à raison de 100 mg deux fois par jour. Chez ces derniers, la charge virale moyenne est passée de 19 000 copies à moins de 400 copies. Dix sujets ont quitté l'étude en raison d'enflures ou d'éruptions cutanées aux sites d'injection. Huit autres sujets ont abandonné le traitement en raison d'effets secondaires plus répandus. En moyenne, environ les deux tiers des sujets ont présenté une éruption cutanée ou un autre type de réaction au T-20 durant l'étude. T-20 au Canada · Montréal - Clinique L'Actuel et le CHUM/Clinique du Quartier latin 1. Abrégé 14. VIIIe Conférence sur les rétrovirus La VIIIe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes s'est déroulée du 4 au 8 février 2001, à Chicago. À en juger par le programme de cette édition de la conférence, il est clair que de nouveaux médicaments sont en route ou bien ils font enfin l'objet d'études autant chez des personnes vivant avec le VIH/sida prétraitées que chez des personnes naïves (qui n'ont jamais reçu de traitement). Par exemple, le fait qu'on utilise l'inhibiteur de la protéase lopinavir (Kaletra) dans le cadre de multithérapies dites " de sauvetage " porte à croire que ce médicament a amélioré les symptômes et les résultats de laboratoire chez certaines personnes. Une autre bonne nouvelle : de nouveaux agents anti-VIH devraient bientôt voir le jour dans au moins deux catégories de médicaments, à savoir les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse. De plus, un nouveau médicament appelé inhibiteur de fusion a donné des résultats prometteurs. Les recherches se poursuivent sur les " congés thérapeutiques " ou interruptions stratégiques du traitement (IST), mais il reste des questions importantes à résoudre. Les nouvelles ne sont pas aussi encourageantes dans d'autres domaines. On découvre, entre autres, qu'une proportion de plus en plus importante de personnes qui contractent le VIH sont porteuses d'un virus qui est résistant à certains médicaments anti-VIH. Il est clair qu'un renforcement des efforts de prévention du VIH est nécessaire. Bien que le nombre de recherches sur les vaccins ne cesse d'augmenter, des années s'écouleront avant qu'on puisse être certain des avantages des vaccins actuels. Enfin, malgré la simplification des régimes thérapeutiques, l'observance sera difficile à maintenir à long terme en raison des effets secondaires. Les articles publiés par CATIE portent principalement sur les traitements. Toutes les références renvoient aux abrégés de la VIIIe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, sauf avis contraire.
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